Différences entre les sexes dans la fréquence cardiaque, la vitesse de pagayage et de portage lors d'une compétition internationale de marathon de kayak
International journal of sports physiology and performance · 2026
Les pagayeurs d'élite de marathon en kayak maintiennent 85 à 91 % de la FCmax pendant plus de deux heures avec des accélérations fréquentes, une matière première utile pour la conception d'intervalles, mais il s'agit d'une seule course, pas d'un essai d'entraînement.
L’étude
Étude observationnelle de terrain, N=30 (15 femmes, 15 hommes) pagayeurs de marathon d'élite K1/K2, surveillance GPS et de la FC pendant les Championnats d'Europe de marathon 2022.
Ce qu’ils ont trouvé
Les pagayeurs ont maintenu 85 % à 91 % de la FCmax pendant 121 à 129 minutes, indépendamment du sexe ou de la catégorie de bateau. Les hommes présentaient des vitesses de pagayage moyennes et maximales plus élevées que les femmes (p<0,001 partout) et, en K1, des accélérations de vitesse de 5 % à 10 % plus fréquentes (35,6 contre 25,5 par course, p=0,0283) ainsi que davantage d'accélérations supérieures à 10 % (p allant jusqu'à 0,0003). Les équipages de K2 n'ont montré aucune différence entre les sexes dans la fréquence des accélérations, ce qui fait de ce constat une observation spécifique au K1. Toutes les catégories de bateau ont terminé les 100 derniers mètres plus rapidement que le début du tour (p allant jusqu'à 0,00000001), et la vitesse de course lors du portage différait de 9,4 % entre les sexes.
L’analyse
Il s'agit d'une caractérisation physiologique descriptive, et non d'un essai d'intervention, donc les questions de risque de biais comme l'aveuglement et le groupe contrôle ne s'appliquent pas vraiment, mais les limites habituelles des petites cohortes observationnelles s'appliquent, elles. N=30 issus d'un seul championnat, aucune fiabilité en mesures répétées entre épreuves ou parcours, et aucun ajustement pour les différences d'expérience ou de matériel entre pagayeurs. Les valeurs de p très faibles reflètent le grand nombre d'échantillons de vitesse répétés au sein d'une même course plutôt que d'énormes différences pratiques ; il faut donc lire les résultats sur la fréquence des accélérations et le portage comme des tendances descriptives utiles pour orienter l'entraînement, et non comme des estimations de précision sur lesquelles s'appuyer fermement.
La limite
Tout provient d'une seule course, sur un seul parcours, une seule année, donc on ignore si le profil d'allure et d'accélérations se généralise à d'autres championnats, distances ou terrains de portage, et il n'existe aucune donnée test-retest montrant que ces exigences sont stables pour un pagayeur donné d'une course à l'autre.
Étude de référence
Je ne suis pas certain qu'il existe une étude phare unique sur le marathon de kayak que celle-ci prolonge directement. Elle s'inscrit dans la littérature plus large sur les exigences de course par GPS/FC issue d'autres sports d'endurance et intermittents (cyclisme sur route, aviron, études d'allure en course à pied de fond), en appliquant cette même approche de caractérisation à un sport, le marathon de kayak, dont le règlement moderne à forte composante de portage n'avait pas été quantifié de cette manière auparavant.
À appliquer dès lundi
Pour les préparateurs physiques qui programment l'entraînement de pagayeurs de marathon en kayak, ces résultats appuient la construction de séances autour d'un travail continu prolongé à haute intensité (environ 85 à 91 % de la FCmax), entrecoupé d'accélérations courtes et fréquentes de 5 % à 10 % et de quelques pointes plus importantes, plus un sprint final, et un entraînement de la course de portage traité séparément, en tenant compte de la vitesse de transition spécifique au sexe plutôt qu'en supposant qu'elle découle directement de la vitesse de pagayage.
In practice
Ceci s'applique aux pagayeurs de marathon K1 et K2 de niveau national et international qui préparent des courses à forte composante de portage, et sert de modèle approximatif pour d'autres sports d'endurance intermittente prolongée (aviron de fond, gravel) nécessitant une structure d'intervalles avec accélérations. Sur le plateau de préparation physique, construisez les séances principales autour d'un travail continu proche de 85 à 91 % de la FCmax pendant jusqu'à deux heures, intégrez des accélérations de 5 à 10 % correspondant approximativement aux données de fréquence observées en K1 (ce constat ne se vérifiait pas en K2, donc ne l'imposez pas aux bateaux d'équipage), et travaillez la transition pagaie-course et course-pagaie comme un bloc de conditionnement à part entière plutôt que de supposer que la condition physique en course à pied se transfère automatiquement. En clinique, considérez la course de portage comme un schéma de charge distinct pour une population d'athlètes par ailleurs presque exclusivement dominée par le haut du corps et le tronc ; évaluez donc la tolérance des fléchisseurs de hanche, du quadriceps et de la cheville aux transitions rapides sous fatigue, et coachez la mécanique de transition elle-même, car c'est là que les chutes et les lésions aiguës sont les plus probables. Considérez ces chiffres précis comme un modèle de départ issu d'un seul championnat plutôt qu'une prescription figée, et confrontez-les aux données de course de vos propres athlètes avant d'arrêter la conception des séances.
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